VOTONS NON ! L’Hôtel-Dieu doit rester un hôpital !

Alors que l’accès aux soins en secteur 1 est de plus en plus restreint, en particulier au centre de Paris et que nous sommes aujourd’hui plus vulnérables encore aux épidémies et aux zoonoses que lors de la crise Covid, la vocation hospitalière de l’Hôtel-Dieu doit être réaffirmée et une nouvelle politique définie pour l’AP-HP.
A l’heure de la « ville du quart d’heure », particulièrement pertinente dans les cas d’urgence, la couverture de santé, au cœur de Paris, ne peut continuer ni à être réduite ni à dépendre de la cession à vil prix du patrimoine immobilier de l’AP-HP avec des opérations de spéculation immobilière coûteuses au final.
Après la difficile expérience de l’hôpital Georges Pompidou, plutôt que de nous endetter dans un nouveau projet de ce type, nous préférons la poursuite graduelle des investissements dans les hôpitaux existants, garantissant une meilleure maîtrise financière, la continuité de l’offre de soins et le développement des capacités de l’hôpital public. Déjà intégré dans le réseau des CHU, l’Hôtel-Dieu est aussi un espace capable d’accueillir une plateforme d’enseignement et de recherche indispensable à la formation des personnels.
Attachés au respect des engagements pris lors de la révision du PLU, nous récusons tout prétexte de dérogation, en particulier la confusion entre le logement de fonction hospitalier qui est incontournable, le logement du personnel AP-HP qui existe à Paris hors hôpital et doit être développé, et le logement social qui ne peut être considéré au détriment des capacités hospitalières.
Quant aux questions qui nous sont présentées sans préciser ni où, ni quand, ni comment les bonnes intentions affichées seront mises en œuvre, elles ne correspondent pas à notre conception de la démocratie locale. Un large débat public, ouvert et transparent comme peut, par exemple, l’organiser la commission nationale du débat public nous paraîtrait un préalable bien plus mobilisateur et susceptible de fonder la confiance par l’engagement citoyen.

En l’attente et pour l’immédiat, il nous apparaît qu’il faut, le 23 mars 2025, écarter toute équivoque en votant CONTRE une proposition vague mais trop porteuse de dangers pour l’hôpital.

Touche pas à ma classe!

Pour la rentrée 2025, 198 classes sont menacées à Paris!
Mobilisons nous pour un plan d’urgence pour l’Éducation Nationale !

A Paris, le gouvernement impose ainsi la suppression de 110 postes d’enseignants dans le primaire, 92 dans le secondaire.
Une première liste de 198 possibles fermetures de classes dans le primaire a été communiquée par le rectorat aux organisations syndicales, 42 divisions pourraient fermer dans les collèges et lycées.
Paris est particulièrement touchée. Alors que la Ville compte pour 2,6% de la baisse nationale de la démographie scolaire dans le primaire, elle subit 25% des suppressions de postes!

Les Propositions du PCF pour l’école publique

  • Décréter un moratoire sur les fermetures de classes, de filières et d’options dans les établissements publics et sur les ouvertures de classes et de filières dans le privé.
  • Limiter les effectifs de 20 à 25 élèves par classe de la maternelle au lycée.
  • Revaloriser les métiers de l’éducation sur le plan de la rémunération, des conditions d’exercice, de la formation.
  • Titulariser les enseignant.es contractuel.les exerçant depuis 5 ans au travers d’un concours spécifique et titulariser les accompagnant.es d’élèves en situation de handicap (AESH).
  • Pré-recruter en urgence 20 000 étudiant.es avec rémunération, formation universitaire et titularisation par un concours niveau master.

Le PCF soutient la campagne Touche Pas à Ma Classe !
Signez la pétition touchepasamaclasse.fr

Pour la jeunesse la mieux formée au monde, adhérez au Parti Communiste Français!