Doctolib: IA et profit avec les données santé

Doctolib, organisme lucratif qui s’est imposé face à un pouvoir public qui n’assure pas son rôle de protection des assurés sociaux, démontre une fois de plus que les vertus de l’IA « Intelligence Artificielle », en matière de santé comme dans les autres, reposent d’abord sur une capture illégitime de données quand il ne s’agit pas d’un simple vol.

En effet, considérant comme captives les données des utilisatrices et utilisateurs (qui n’ont la plupart du temps pas le choix de se soustraire à l’utilisation de ce système en raison du défaut de développement d’un outil public concurrent), Doctolib annonce sous prétexte d’hypothétiques visées thérapeutiques que les données des patients seront mise à la disposition d’un système d’Intelligence Artificielle, c’est à dire une base de données avec des outils de traitement de données qui seront accessibles après « pseudonymisation » à des « chercheurs » (mais pas aux utilisateurs!).

Considérer que des données sensibles sont acquises par défaut, sauf objection écrite dans un court délai par une procédure mal décrite, est clairement contraire aux principes de base du Règlement Général de Protection des Données Personnelles comme à ceux d’un consentement éclairé, comme ne manquent pas de le montrer, entre autres, un article du journal l’Humanité et la campagne de la Ligue des Droits de l’Homme « Opposons-nous à ce que Doctolib « nourrisse » l’IA avec nos données de Santé« .

Au-delà des données de santé d’une personne, ce sont tous ses proches qui sont susceptibles d’être lésés, si par exemple, à l’occasion d’une demande de prêt bancaire ou de signature de contrat d’assurance, pourrait être avancé le caractère génétique ou contagieux d’une maladie de proche, pour le refuser ou en alourdir le coût.

Outre les risques d’erreur ou de détournement par des pirates de plus en plus intéressés par les données de santé (usurpation d’identité, chantage, …), quand de plus on sait que les données sont hébergées par Amazon, soumis aux lois des États-Unis d’Amérique, qui développe aussi son propre système d’IA fondé lui aussi sur des données acquises frauduleusement et utilisées sans rétribution des auteurs ou des éditeurs, la défiance est de mise.

,

Hôtel-Dieu: à l’avant-garde de la prise en charge des violences faites aux femmes

Depuis le mois de mai 2025, après la convention signée en octobre 2024 par l’AP-HP, la Préfecture de Police et le Parquet de Paris, le recueil de preuves sans dépôt de plainte préalable est maintenant possible. Cette disposition, soutenue par sa Maison des Femmes avec l’appui municipal, permet que les victimes de violences prises en charge à l’UMJ de l’Hôtel-Dieu puissent produire devant les tribunaux des prélèvements à valeur de preuves, sans attendre la réquisition judiciaire qui intervient trop tard après le dépôt de plainte (cf. le plaintomètre mis en place par l’association Femmes Solidaires).

Voilà un exemple de conjonction d’efforts qui répond aux attentes citoyennes et donne tout leur sens aux services publics que nous saluons et défendrons sans réserve.

Comme le décrit l’AP-HP sur son site :

Ce dispositif permet ainsi de respecter la temporalité de la victime et de lui faire bénéficier d’un temps de réflexion dans le cadre d’un accompagnement pluridisciplinaire, tout en préservant ses droits et en évitant un classement sans suite, une relaxe ou un acquittement faute d’éléments matériels. 

https://www.aphp.fr/actualites/la-journee-internationale-de-lutte-contre-les-violences-faites-aux-femmes-lap-hp-sengage

Non seulement cet engagement de l’Hôtel-Dieu doit-il être préservé, mais dans le cadre d’un projet 100% hospitalier à rebours de la proposition de cession à Novaxia, elle pourrait être élargie à un vaste projet de santé sexuelle réintégrant service de gynécologie, assistance à la procréation, maternité, périnatalité.

Bien nombreuses et nombreux penseraient que cela soit déjà le cas des procédures courantes, mais comme l’ont montré les discussions autour de de la Journée Internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, notamment à l’Assemblée Nationale où était aussi en débat le PLFSS, ce dispositif pionnier de l’Hôtel-Dieu reste à être propagé à d’autres villes, ce qui représente un ré-investissement pour nos services publics de santé, de police et de justice, une orientation budgétaire pour laquelle les communistes de Paris Centre, les élus communistes parisiens et leurs camarades sont engagés de longue date avec détermination.

Mobilisés contre les fermetures de classe

Face aux annonces de fermeture de classe, les sections PCF de Paris Centre se sont mobilisées et ont lancé une campagne de pétition pour défendre l’école publique.

Alors que la rentrée s’annonce avec un manque de professeurs dans tous les niveaux et dans toute la France, nous restons mobilisés et vigilants avec les parents pour une rentrée scolaire assurant l’accueil dans les écoles publiques de Paris Centre pour toutes et tous.